L’essentiel
- Mise en place dès le 3 novembre 2026 d’une attestation sanitaire pour entrer aux États-Unis.
- Obligation étendue à tous les passagers internationaux, y compris lors d’une simple escale.
- Mesure préventive liée au virus Ebola en République démocratique du Congo, valide au moins jusqu’au 18 décembre 2026.
Pour tout voyage aux États-Unis, une nouvelle attestation sanitaire devient obligatoire à compter du 3 novembre 2026, y compris pour les passagers en simple escale sur le sol américain. Les autorités fédérales entendent ainsi renforcer le filtrage sanitaire à l’embarquement pour prévenir tout risque lié à l’épidémie d’Ebola qui sévit en Afrique centrale.
Un formulaire sanitaire obligatoire pour tout voyage aux États-Unis
À compter du mardi 3 novembre 2026, chaque passager empruntant un vol international à destination des États-Unis devra obligatoirement renseigner et signer un document certifiant qu’il n’a pas séjourné en République démocratique du Congo (RDC) au cours des 21 jours précédant son départ. Cette nouvelle formalité s’applique sans exception à l’ensemble des voyageurs, quelle que soit leur nationalité, mais également aux membres d’équipage et aux passagers qui n’effectuent qu’une simple correspondance aérienne. Mis en place à l’initiative des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), ce dispositif d’urgence doit demeurer en vigueur jusqu’au 18 décembre 2026, date à laquelle les autorités administratives réévalueront la situation épidémiologique afin de décider d’une éventuelle prolongation.
Une prévention ciblée face à la résurgence d’Ebola
L’instauration de cette mesure répond à une détérioration de la situation sanitaire en République démocratique du Congo, où le virus Ebola enregistre une poussée préoccupante. Les données publiées par l’Institut national de santé publique congolais font état de 10 060 personnes contaminées et de 4 887 décès recensés, traduisant un taux de létalité proche de 50 % pour cette vague épidémique. Face à ces chiffres et au risque d’importation du virus sur le territoire américain, le gouvernement fédéral souhaite bloquer le départ de toute personne ayant séjourné récemment dans les zones affectées.
Un contrôle strict sous la responsabilité des compagnies
Le respect de cette nouvelle obligation repose sur les transporteurs aériens, sommés d’effectuer les vérifications requises avant d’autoriser l’accès à l’appareil. Le document obligatoire, accessible, impose aux voyageurs de certifier l’exactitude des informations fournies sous peine de sanctions pénales en cas de fausse déclaration. Les compagnies aériennes doivent refuser l’embarquement à tout passager non muni de l’attestation lors des contrôles d’enregistrement en aéroport.
L’industrie aérienne face à des contraintes opérationnelles
L’annonce de cette obligation suscite de vives réserves au sein du secteur de l’aviation civile. L’IATA, organisation représentant plus de 370 compagnies aériennes internationales, qualifie de déraisonnable l’exigence d’adapter l’ensemble des procédures d’enregistrement pour tous les passagers et équipages dans un délai inférieur à deux semaines. De son côté, le regroupement Airlines for America, qui rassemble notamment American Airlines, Delta Air Lines, United Airlines et Southwest Airlines, soulève la difficulté technique de modifier l’ingénierie logicielle et les protocoles aéroportuaires dans un calendrier aussi contraint. Les représentants du secteur aérien demandent un assouplissement des règles et des exemptions, tout en s’interrogeant sur l’absence de mesures équivalentes pour les arrivées terrestres et maritimes.
Transparence et sources des informations
Cet article repose sur des informations publiques diffusées par les autorités sanitaires et les compagnies aériennes. La Revue des Hôtels n’a reçu aucune contrepartie financière pour cette publication.