L’essentiel
- L’ hôtel La Villa Douce, établissement 4 étoiles du Rayol-Canadel (Var), a obtenu en juin 2026 le label environnemental Clef Verte.
- L’établissement de 31 chambres a validé un cahier des charges exigeant regroupant près de 500 critères écologiques.
- Seul hôtel labellisé entre Saint-Tropez et Bormes-les-Mimosas, l’établissement emploie 45 salariés et demeure ouvert à l’année.
Un label d’excellence environnementale
Au Rayol-Canadel-sur-Mer, l’ hôtel La Villa Douce a formalisé ses engagements environnementaux en obtenant le label Clef Verte au mois de juin 2026. Seul établissement labellisé sur le littoral reliant Saint-Tropez à Bormes-les-Mimosas, cette adresse quatre étoiles de 31 chambres menée par sa directrice Caroline Thétiot illustre la mutation des pratiques hôtelières dans le Var.
Des critères rigoureux au service de l’environnement
L’obtention de ce label repose sur la validation de 500 critères exigeants couvrant l’ensemble de la gestion hôtelière. Engagé dans cette démarche depuis un an, l’établissement a remis à plat son fonctionnement quotidien pour répondre aux standards environnementaux exigés. Les équipes utilisent désormais des produits de lessive sans phosphate, déploient le tri sélectif directement au sein des chambres et fournissent les produits d’accueil exclusivement à la demande.
Une transformation en profondeur des pratiques
Cette remise en question globale a suscité une prise de conscience concrète au sein de l’exploitation. L’installation obligatoire d’un bac à graisse en cuisine a par exemple permis de prendre conscience des volumes de résidus auparavant rejetés dans les eaux usées. Ces ajustements techniques, loin de dégrader l’expérience client, participent à une transition durable du secteur.
Une sensibilisation douce auprès de la clientèle
L’objectif reste avant tout de sensibiliser les visiteurs aux éco-gestes sans altérer la qualité du service. L’hôtel adapte sa communication afin d’expliquer la nécessité de raisonner l’utilisation du linge de bain ou la consommation des ressources au quotidien.
Un engagement qui allie luxe et écologie
L’établissement prouve ainsi qu’un niveau de prestation quatre étoiles reste pleinement compatible avec des normes environnementales rigoureuses. Cette dynamique vise également à entraîner d’autres acteurs de la Côte d’Azur dans une démarche similaire, affirmant une responsabilité partagée face au cadre naturel provençal.
De l’ancien monastère à l’adresse quatre étoiles
Installé dans un ancien monastère restauré, l’hôtel abrite 31 chambres ainsi que la table L’Envol, dont la carte valorise une cuisine axée sur les circuits courts. L’établissement fêtera ses dix ans d’existence en 2027. Depuis son lancement, la structure s’est fortement développée, passant de 10 à 45 collaborateurs tout en préservant son identité d’origine.
Une stratégie économique pérenne
L’hôtel poursuit une stratégie d’exploitation continue afin de contribuer au dynamisme économique local en dehors de la très haute saison estivale. En renouvelant ses outils numériques et son offre d’activités selon chaque période de l’année, l’établissement fait la mécanique du département du Var sur les quatre saisons.
Une ouverture à l’année pour pérenniser l’activité
L’hôtel affiche un taux d’occupation moyen de 70 %, témoignant d’une régularité appréciable malgré un contexte touristique en constante évolution. La fréquentation lissée sur douze mois permet de maintenir les emplois locaux et de pérenniser la structure durablement.
Après près d’une décennie d’activité, le chiffre d’affaires demeure stable. Le développement des ailes de saison et de la période hivernale constitue un levier prioritaire pour conforter la viabilité du modèle économique et démontrer la pertinence d’une hôtellerie durable sur le littoral méditerranéen.
Cet article repose sur des informations publiques diffusées par La Villa Douce. La Revue des Hôtels n’a reçu aucune contrepartie financière pour cette publication.