L’essentiel
- Près de 58,5% des Européens adeptes du slow travel souhaitent prendre le temps de découvrir une destination sans hâte.
- La déconnexion numérique séduit 48,9% des sondés, un chiffre qui dépasse les 50% chez les actifs de 25 à 44 ans.
- Près de 30% des personnes interrogées prévoient de partir seules au cours des douze prochains mois.
- Les voyageurs solitaires affichent un séjour moyen de 10,4 jours, supérieur à la moyenne générale de 8,9 jours.
Une vaste enquête menée par le voyagiste Dertour Group auprès de 8 000 Européens dans 13 pays révèle en cet été 2026 une profonde mutation de nos habitudes d’évasion, marquée par l’avènement du slow travel et des départs individuels. Ce rapport met en lumière une quête de déconnexion radicale et une redéfinition de l’art de voyager, désormais associé au temps retrouvé et à l’apaisement personnel.
L’essor du slow travel comme remède au stress
Face au rythme effréné du quotidien, les voyageurs européens expriment un besoin grandissant de ralentir la cadence lors de leurs séjours. Selon les données de l’enquête, parmi les personnes sensibles à cette approche, 58,5% des répondants déclarent vouloir prendre leur temps pour explorer une destination sans subir la pression des plannings surchargés.
Cette philosophie de voyage ne relève pas d’une simple tendance passagère, mais d’une recherche active de bien-être. En effet, pour plus de la moitié des personnes interrogées (52%), voyager lentement est directement synonyme de réduction du stress et de ressourcement mental.
La déconnexion et le phénomène JOMO
La quête salvatrice de la déconnexion numérique
L’autre enseignement majeur de cette étude réside dans la volonté de s’affranchir, le temps des vacances, des sollicitations technologiques permanentes. Près de 48,9% des Européens considèrent leurs congés comme une opportunité de s’éloigner des réseaux sociaux et des écrans.
Ce besoin de détox numérique s’avère encore plus prononcé chez les jeunes actifs, franchissant la barre des 50% chez les 25 à 44 ans. Cette dynamique favorise l’émergence du profil JOMO (Joy of Missing Out), un voyageur d’un genre nouveau qui préfère s’imprégner intensément d’un nombre restreint d’expériences plutôt que de courir après l’accumulation frénétique de visites touristiques.
L’affirmation du voyage en solo
L’avènement du voyage en solo comme nouvel art de vivre
Parallèlement à cette aspiration à la lenteur, l’indépendance s’impose comme une modalité de voyage de plus en plus plébiscitée. Les chiffres démontrent que près de 30% des personnes interrogées envisagent de partir seules au cours des douze prochains mois.
Sans surprise, cette tendance culmine chez les célibataires, dont 37,6% projettent une escapade en solitaire. Plus inattendu, environ un quart des personnes en couple expriment également ce souhait, la France se positionnant juste derrière l’Allemagne et la Suède avec 32,2% de répondants favorables à l’aventure en solo.
Des séjours plus longs et décalés
Des séjours prolongés et hors saison
Le profil du voyageur solitaire se distingue également par des comportements d’achat et des habitudes de séjour spécifiques. L’étude indique que les adeptes de l’itinérance solo séjournent en moyenne 10,4 jours à destination, contre 8,9 jours pour l’ensemble des voyageurs.
Ces derniers privilégient en outre des départs hors saison, contribuant ainsi à une meilleure répartition des flux touristiques tout au long de l’année. Pour répondre à ces exigences nouvelles, les acteurs du secteur réajustent leurs offres. Des formules adaptées voient le jour, à l’image des circuits flexibles « GowiththeFlow », des croisières maritimes intimistes d’I.D. Riva Tours, ou encore du concept hôtelier Slow Glamour développé par l’enseigne ananea.
Cet article repose sur des informations publiques diffusées par Dertour Group. La Revue des Hôtels n’a reçu aucune contrepartie financière pour cette publication.