Justine Blanc, originaire de Buzet-sur-Baïse, a parcouru l’Australie, le Laos, la Thaïlande et l’Indonésie avant de lancer Le Goût du Sud-Ouest, une plateforme dédiée aux trésors culinaires de son terroir. Rencontre avec une Lot-et-Garonnaise qui réinvente l’attachement régional.
L’essentiel
- 350 000 vues pour sa première vidéo sur un restaurant de burgers artisanal en Lot-et-Garonne
- Une page lancée en décembre 2025 sur Instagram, Facebook et TikTok
- Une démarche axée sur l’authenticité et l’histoire des producteurs
- Une vidéo hebdomadaire mettant en avant un lieu ou un artisan du département
Un voyage qui change la donne
Justine Blanc a quitté Buzet-sur-Baïse à 18 ans pour s’installer à Paris, où elle a décroché un master en communication. Mais c’est à l’autre bout du monde qu’elle a trouvé l’inspiration. En explorant la Thaïlande, le Laos, l’Indonésie et l’Australie, elle a découvert une gastronomie où chaque plat raconte une histoire, où chaque repas est un moment d’échange culturel.
Le déclic: quand le terroir devient une évidence
À son retour en 2025, elle constate que le département regorge de pépites méconnues: des producteurs passionnés, des restaurateurs ancrés dans leur territoire, des recettes transmises de génération en génération. « En voyage, j’ai compris que la cuisine, c’est bien plus qu’un aliment: c’est une identité », confie-t-elle. De cette prise de conscience est né Le Goût du Sud-Ouest, une page Instagram, Facebook et TikTok lancée en décembre 2025 pour mettre en lumière ces adresses qui méritent le détour.
Un projet né d’une passion, pas d’un business
Son projet n’est pas né d’un coup de tête. Après des années à photographier et créer du contenu pour d’autres comptes professionnels, Justine Blanc souhaitait un espace qui lui ressemble. « Le Goût du Sud-Ouest, c’est d’abord un projet passion », explique-t-elle. Elle y partage des vidéos, des portraits et des reportages sur les acteurs locaux, avec une exigence: ne mettre en avant que des lieux qui ont une vraie histoire à raconter. « L’authenticité, c’est ce qui manque aujourd’hui. Les gens cherchent du sens, pas seulement un bon repas ».
Le succès viral d’une approche humaine
Le succès a été immédiat. L’une de ses premières vidéos, consacrée à un restaurant de burgers artisanal du département, a enregistré 350 000 vues. « Les internautes ont aimé le concept parce que c’était proche d’eux. Ils se sont reconnus dans ces histoires de famille, ces savoir-faire ancestraux », analyse-t-elle. Depuis, elle publie une vidéo par semaine, alternant entre fermes, marchés et tables étoilées. « Ma démarche n’est pas commerciale. Je veux montrer les coulisses, les visages derrière les assiettes. Par exemple, quand je filme un producteur de pruneaux, je lui laisse la parole pour qu’il explique son travail ».
Une mission: réveiller les consciences gastronomiques
Avec Le Goût du Sud-Ouest, Justine Blanc souhaite aussi rappeler aux Lot-et-Garonnais que leurs produits sont exceptionnels. « On a de la chance d’avoir tous ces trésors directement chez nous! » Pour elle, la cuisine est le premier vecteur de transmission d’une culture. « Si on perd ces savoirs, on perd une partie de notre âme ». Une philosophie qui résonne d’autant plus dans un département où l’agriculture et la gastronomie sont des piliers économiques et identitaires.
De la conteuse à la prescriptrice locale
Son approche séduit de plus en plus de locaux, mais aussi des visiteurs de passage. ” C’est exactement ce que je voulais. Mon objectif, c’est de créer du lien entre les producteurs, les restaurateurs et les consommateurs ». Une mission qui dépasse le simple cadre gastronomique, pour toucher à l’essence même du Sud-Ouest.
L’avenir: une plateforme en constante évolution
Justine Blanc, désormais installée à Agen, continue de parcourir les routes du Lot-et-Garonne avec sa caméra. « Je ne suis pas critique culinaire. Je suis une conteuse. Mon rôle, c’est de donner envie aux gens de sortir de chez eux, de rencontrer ces artisans, de goûter ces produits. Parce que le Sud-Ouest, c’est bien plus qu’une région: c’est une histoire à vivre ».