L’essentiel
- La compagnie Velvet a franchi une étape historique en obtenant sa licence officielle d’entreprise ferroviaire délivrée par le ministère des Transports.
- Un investissement massif de 1 milliard d’euros a été sécurisé auprès d’Antin Infrastructure Partners pour acquérir 12 rames Avelia Horizon neuves auprès d’Alstom.
- Le calendrier opérationnel prévoit des phases de tests début 2027, suivies d’une mise en service commercial de l’offre au printemps 2028.
La nouvelle compagnie Velvet s’apprête à bousculer le paysage ferroviaire français en déployant ses propres TGV sur l’axe Atlantique d’ici 2028. Fondée par des figures bien connues du secteur, la jeune pousse ferroviaire a franchi une étape majeure en obtenant sa licence d’exploitation auprès du ministère des Transports. Ce premier feu vert réglementaire lui ouvre la voie pour concurrencer la SNCF sur des lignes aujourd’hui saturées et d’y apporter un second souffle.
Comment la compagnie Velvet prépare son offensive
Fondée par Rachel Picard, ancienne dirigeante de Voyages SNCF, et l’entrepreneur Tim Jackson, Velvet se présente comme la première compagnie ferroviaire privée et indépendante française à se lancer sur la grande vitesse. L’objectif n’est pas d’entrer dans un affrontement direct et systématique avec l’opérateur historique, mais plutôt d’apporter une offre complémentaire sur un réseau Atlantique proche de la saturation. L’arrivée de ce nouvel opérateur indépendant vise à répondre à une demande non satisfaite, Rachel Picard rappelant que 15 % des voyageurs renoncent aujourd’hui au train faute de places disponibles.
Un investissement colossal pour douze rames neuves
Pour soutenir ses ambitions, la jeune entreprise a structuré un plan financier de grande envergure. Grâce à une levée de fonds historique de 1 milliard d’euros auprès d’Antin Infrastructure Partners, Velvet s’est donné les moyens d’acquérir une flotte haut de gamme. Pas moins de 850 millions d’euros ont ainsi été alloués à l’achat de 12 rames TGV Avelia Horizon neuves construites par Alstom. Ce contrat d’acquisition intègre également la maintenance complète des rames par le constructeur français, garantissant ainsi une fiabilité technique maximale dès les premiers trajets.
Quatre grandes destinations de la façade Atlantique
Le réseau ciblé par la compagnie se concentre stratégiquement sur l’ouest de la France, une zone géographique particulièrement plébiscitée par les voyageurs d’affaires et de loisirs. Les liaisons directes relieront la gare de Paris à quatre métropoles majeures: Bordeaux, Nantes, Rennes et Angers. En injectant environ 10 millions de places supplémentaires par an, Velvet espère considérablement fluidifier ces axes de transport majeurs et offrir de nouvelles alternatives de voyage pour les départs en week-end ou les déplacements professionnels.
Un calendrier progressif jusqu’en 2029
Le calendrier opérationnel se précise pour les années à venir. Les premiers tests physiques des rames sur le réseau à grande vitesse débuteront au tout début de l’année 2027. Les voyageurs devront quant à eux attendre le printemps 2028 pour monter à bord des quatre premières rames qui seront alors mises en service commercial. L’entreprise prévoit ensuite d’étendre progressivement son offre sur l’ensemble de ses destinations cibles afin de couvrir la totalité de son réseau d’ici la fin de l’année 2029.
Une accessibilité tarifaire accrue
Si la grille tarifaire précise n’a pas encore été dévoilée par la direction, la présidente de Velvet promet des billets à tous les prix et une offre accessible au plus grand nombre. L’augmentation massive de la capacité globale sur l’axe Atlantique devrait mécaniquement jouer en faveur des consommateurs. Une baisse des tarifs moyens est ainsi anticipée grâce à cette nouvelle saine concurrence, permettant de démocratiser encore davantage l’usage du rail face aux alternatives routières ou aériennes.
Cet article repose sur des informations publiques diffusées par Velvet. La Revue n’a reçu aucune contrepartie financière pour cette publication.